Le p’tit mot de l’Aumônier – novembre 18

Tous saints

Les avez-vous vu passer ces fêtes de la Toussaint ?

Oui, il s’agit bien de fêtes : la vôtre, la mienne, la nôtre.

Le Christ nous rappelle ce qu’il y a de plus beau en nous : nous sommes habités par la sainteté de Dieu. Dieu fait de nous sa demeure, vous êtes l’habitation de Dieu parmi les hommes. Notre communauté est une communauté de saints.

Pas de panique !  Rien d’halloweenesque : nos assemblées sont constituées de Pauvres, de Pêcheurs, de Pardonnés, de PPP ! Les couleurs de la sainteté sont la confiance, la miséricorde, la ténacité, le blanc de la grâce de notre Baptême.

Cette sainteté est enveloppée de ceux et de celles qui ont cherché à en vivre.

Ce ne sont pas des fantômes, des esprits : aucune peur. La seule crainte à avoir serait de perdre le contact avec cet amour qu’ils nous ont transmis de Jésus-Christ et des autres. Comme j’aime voir dans les familles de tradition chinoise ces petits autels dédiés aux membres de leur famille et ces bâtons d’encens qui brûlent en leur honneur.

 Vous aimez les fétes ? Alors fêter celle-ci et inscrivez-la dans votre calendrier.

« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui »

LETTRE DU PAPE FRANÇOIS
AU PEUPLE DE DIEU

 

« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Cor 12,26). Ces paroles de saint Paul résonnent avec force en mon cœur alors que je constate, une fois encore, la souffrance vécue par de nombreux mineurs à cause d’abus sexuels, d’abus de pouvoir et de conscience, commis par un nombre important de clercs et de personnes consacrées. Un crime qui génère de profondes blessures faites de douleur et d’impuissance, en premier lieu chez les victimes, mais aussi chez leurs proches et dans toute la communauté, qu’elle soit composée de croyants ou d’incroyants. Considérant le passé, ce que l’on peut faire pour demander pardon et réparation du dommage causé ne sera jamais suffisant. Considérant l’avenir, rien ne doit être négligé pour promouvoir une culture capable non seulement de faire en sorte que de telles situations ne se reproduisent pas mais encore que celles-ci ne puissent trouver de terrains propices pour être dissimulées et perpétuées. La douleur des victimes et de leurs familles est aussi notre douleur ; pour cette raison, il est urgent de réaffirmer une fois encore notre engagement pour garantir la protection des mineurs et des adultes vulnérables.

1. Si un membre souffre

Ces derniers jours est paru un rapport détaillant le vécu d’au moins mille personnes qui ont été victimes d’abus sexuel, d’abus de pouvoir et de conscience, perpétrés par des prêtres pendant à peu près soixante-dix ans. Bien qu’on puisse dire que la majorité des cas appartient au passé, la douleur de nombre de ces victimes nous est parvenue au cours du temps et nous pouvons constater que les blessures infligées ne disparaissent jamais, ce qui nous oblige à condamner avec force ces atrocités et à redoubler d’efforts pour éradiquer cette culture de mort, les blessures ne connaissent jamais de « prescription ». La douleur de ces victimes est une plainte qui monte vers le ciel, qui pénètre jusqu’à l’âme et qui, durant trop longtemps, a été ignorée, silencieuse ou passé sous silence. Mais leur cri a été plus fort que toutes les mesures qui ont entendu le réprimer ou bien qui, en même temps, prétendaient le faire cesser en prenant des décisions qui en augmentaient la gravité jusqu’à tomber dans la complicité. Un cri qui fut entendu par le Seigneur en nous montrant une fois encore de quel côté il veut se tenir. Le Cantique de Marie ne dit pas autre chose et comme un arrière-fond, continue à parcourir l’histoire parce que le Seigneur se souvient de la promesse faite à nos pères : « Il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides » (Lc 1, 51-53) ; et nous ressentons de la honte lorsque nous constatons que notre style de vie a démenti et dément ce que notre voix proclame.

Avec honte et repentir, en tant que communauté ecclésiale, nous reconnaissons que nous n’avons pas su être là où nous le devions, que nous n’avons pas agi en temps voulu en reconnaissant l’ampleur et la gravité du dommage qui était infligé à tant de vies. Nous avons négligé et abandonné les petits. Je fais miennes les paroles de l’alors cardinal Ratzinger lorsque, durant le Chemin de Croix écrit pour le Vendredi Saint de 2005, il s’unit au cri de douleur de tant de victimes en disant avec force : « Que de souillures dans l’Église, et particulièrement parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir totalement ! Combien d’orgueil et d’autosuffisance ! […] La trahison des disciples, la réception indigne de son Corps et de son Sang sont certainement les plus grandes souffrances du Rédempteur, celles qui lui transpercent le cœur. Il ne nous reste plus qu’à lui adresser, du plus profond de notre âme, ce cri : Kyrie, eleison – Seigneur, sauve-nous (cf. Mt 8, 25) » (Neuvième Station).

2. Tous les membres souffrent avec lui

L’ampleur et la gravité des faits exigent que nous réagissions de manière globale et communautaire. S’il est important et nécessaire pour tout chemin de conversion de prendre connaissance de ce qui s’est passé, cela n’est pourtant pas suffisant. Aujourd’hui nous avons à relever le défi en tant que peuple de Dieu d’assumer la douleur de nos frères blessés dans leur chair et dans leur esprit. Si par le passé l’omission a pu être tenue pour une forme de réponse, nous voulons aujourd’hui que la solidarité, entendue dans son acception plus profonde et exigeante, caractérise notre façon de bâtir le présent et l’avenir, en un espace où les conflits, les tensions et surtout les victimes de tout type d’abus puissent trouver une main tendue qui les protège et les sauve de leur douleur (Cf. Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n.228). Cette solidarité à son tour exige de nous que nous dénoncions tout ce qui met en péril l’intégrité de toute personne. Solidarité qui demande de lutter contre tout type de corruption, spécialement la corruption spirituelle, « car il s’agit d’un aveuglement confortable et autosuffisant où tout finit par sembler licite : la tromperie, la calomnie, l’égoïsme et d’autres formes subtiles d’autoréférentialité, puisque “Satan lui-même se déguise en ange de lumière” (2Co 11,14) » (Exhort. ap. Gaudete et Exsultate, n.165). L’appel de saint Paul à souffrir avec celui qui souffre est le meilleur remède contre toute volonté de continuer à reproduire entre nous les paroles de Caïn : « Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? » (Gn 4,9).

Je suis conscient de l’effort et du travail réalisés en différentes parties du monde pour garantir et créer les médiations nécessaires pour apporter sécurité et protéger l’intégrité des mineurs et des adultes vulnérables, ainsi que de la mise en œuvre de la tolérance zéro et des façons de rendre compte de la part de tous ceux qui commettent ou dissimulent ces délits. Nous avons tardé dans l’application de ces mesures et sanctions si nécessaires, mais j’ai la conviction qu’elles aideront à garantir une plus grande culture de la protection pour le présent et l’avenir.

Conjointement à ces efforts, il est nécessaire que chaque baptisé se sente engagé dans la transformation ecclésiale et sociale dont nous avons tant besoin. Une telle transformation nécessite la conversion personnelle et communautaire et nous pousse à regarder dans la même direction que celle indiquée par le Seigneur. Ainsi saint Jean-Paul II se plaisait à dire : « Si nous sommes vraiment repartis de la contemplation du Christ, nous devrons savoir le découvrir surtout dans le visage de ceux auxquels il a voulu lui-même s’identifier » (Lett. ap. Novo Millenio Ineunte, n.49). Apprendre à regarder dans la même direction que le Seigneur, à être là où le Seigneur désire que nous soyons, à convertir notre cœur en sa présence. Pour cela, la prière et la pénitence nous aideront. J’invite tout le saint peuple fidèle de Dieu à l’exercice pénitentiel de la prière et du jeûne, conformément au commandement du Seigneur[1], pour réveiller notre conscience, notre solidarité et notre engagement en faveur d’une culture de la protection et du « jamais plus » à tout type et forme d’abus.

Il est impossible d’imaginer une conversion de l’agir ecclésial sans la participation active de toutes les composantes du peuple de Dieu. Plus encore, chaque fois que nous avons tenté de supplanter, de faire taire, d’ignorer, de réduire le peuple de Dieu à de petites élites, nous avons construit des communautés, des projets, des choix théologiques, des spiritualités et des structures sans racine, sans mémoire, sans visage, sans corps et, en définitive, sans vie[2]. Cela se manifeste clairement dans une manière déviante de concevoir l’autorité dans l’Eglise – si commune dans nombre de communautés dans lesquelles se sont vérifiés des abus sexuels, des abus de pouvoir et de conscience – comme l’est le cléricalisme, cette attitude qui « annule non seulement la personnalité des chrétiens, mais tend également à diminuer et à sous-évaluer la grâce baptismale que l’Esprit Saint a placée dans le cœur de notre peuple »[3]. Le cléricalisme, favorisé par les prêtres eux-mêmes ou par les laïcs, engendre une scission dans le corps ecclésial qui encourage et aide à perpétuer beaucoup des maux que nous dénonçons aujourd’hui. Dire non aux abus, c’est dire non, de façon catégorique, à toute forme de cléricalisme.

Il est toujours bon de rappeler que le Seigneur, « dans l’histoire du salut, a sauvé un peuple. Il n’y a pas d’identité pleine sans l’appartenance à un peuple. C’est pourquoi personne n’est sauvé seul, en tant qu’individu isolé, mais Dieu nous attire en prenant en compte la trame complexe des relations interpersonnelles qui s’établissent dans la communauté humaine : Dieu a voulu entrer dans une dynamique populaire, dans la dynamique d’un peuple » (Exhort. ap. Gaudete et Exsultate, n.6). Ainsi, le seul chemin que nous ayons pour répondre à ce mal qui a gâché tant de vies est celui d’un devoir qui mobilise chacun et appartient à tous comme peuple de Dieu. Cette conscience de nous sentir membre d’un peuple et d’une histoire commune nous permettra de reconnaitre nos péchés et nos erreurs du passé avec une ouverture pénitentielle susceptible de nous laisser renouveler de l’intérieur. Tout ce qui se fait pour éradiquer la culture de l’abus dans nos communautés sans la participation active de tous les membres de l’Eglise ne réussira pas à créer les dynamiques nécessaires pour obtenir une saine et effective transformation. La dimension pénitentielle du jeûne et de la prière nous aidera en tant que peuple de Dieu à nous mettre face au Seigneur et face à nos frères blessés, comme des pécheurs implorant le pardon et la grâce de la honte et de la conversion, et ainsi à élaborer des actions qui produisent des dynamismes en syntonie avec l’Evangile. Car « chaque fois que nous cherchons à revenir à la source pour récupérer la fraîcheur originale de l’Évangile, surgissent de nouvelles voies, des méthodes créatives, d’autres formes d’expression, des signes plus éloquents, des paroles chargées de sens renouvelé pour le monde d’aujourd’hui » (Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n.11).

Il est essentiel que, comme Eglise, nous puissions reconnaitre et condamner avec douleur et honte les atrocités commises par des personnes consacrées, par des membres du clergé, mais aussi par tous ceux qui ont la mission de veiller sur les plus vulnérables et de les protéger. Demandons pardon pour nos propres péchés et pour ceux des autres. La conscience du péché nous aide à reconnaitre les erreurs, les méfaits et les blessures générés dans le passé et nous donne de nous ouvrir et de nous engager davantage pour le présent sur le chemin d’une conversion renouvelée.

En même temps, la pénitence et la prière nous aideront à sensibiliser nos yeux et notre cœur à la souffrance de l’autre et à vaincre l’appétit de domination et de possession, très souvent à l’origine de ces maux. Que le jeûne et la prière ouvrent nos oreilles à la douleur silencieuse des enfants, des jeunes et des personnes handicapées. Que le jeûne nous donne faim et soif de justice et nous pousse à marcher dans la vérité en soutenant toutes les médiations judiciaires qui sont nécessaires. Un jeûne qui nous secoue et nous fasse nous engager dans la vérité et dans la charité envers tous les hommes de bonne volonté et envers la société en général, afin de lutter contre tout type d’abus sexuel, d’abus de pouvoir et de conscience.

De cette façon, nous pourrons rendre transparente la vocation à laquelle nous avons été appelés d’être « le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (Conc. Oecum. Vat.II, Lumen Gentium, n.1).

« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui », nous disait saint Paul. Au moyen de la prière et de la pénitence, nous pourrons entrer en syntonie personnelle et communautaire avec cette exhortation afin que grandisse parmi nous le don de la compassion, de la justice, de la prévention et de la réparation. Marie a su se tenir au pied de la croix de son fils. Elle ne l’a pas fait de n’importe quelle manière mais bien en se tenant fermement debout et à son coté. Par cette attitude, elle exprime sa façon de se tenir dans la vie. Lorsque nous faisons l’expérience de la désolation que nous causent ces plaies ecclésiales, avec Marie il est nous bon «de donner plus de temps à la prière » (S. Ignace de Loyola, Exercices Spirituels, 319), cherchant à grandir davantage dans l’amour et la fidélité à l’Eglise. Elle, la première disciple, montre à nous tous qui sommes disciples comment nous devons nous comporter face à la souffrance de l’innocent, sans fuir et sans pusillanimité. Contempler Marie c’est apprendre à découvrir où et comment le disciple du Christ doit se tenir.

Que l’Esprit Saint nous donne la grâce de la conversion et l’onction intérieure pour pouvoir exprimer, devant ces crimes d’abus, notre compassion et notre décision de lutter avec courage.

Du Vatican, le 20 août 2018.

François


[1] « Mais cette sorte de démons ne se chasse que par la prière et par le jeûne » (Mt 17,21).

[2] Cf. Lettre au peuple de Dieu en marche au Chili, 31 mai 2018.

[3] Lettre au Cardinal Marc Ouellet, Président de la Commission Pontificale pour l’Amérique Latine, 19 mars 2016.

 


© Copyright – Libreria Editrice Vaticana

Conjuguons nos aides pour Palu

La Communauté Catholique Francophone de Kuala Lumpur a décidé de rejoindre l’élan de solidarité pour aider les victimes du tremblement de terre qui a touché la ville de Palu en Sulawesi (Indonésie) récemment. Les besoins sont immenses comme en témoignent ceux qui ont pu se rendre sur place.

Nous nous sommes rapprochés de la Paroisse Francophone de Jakarta et avons décidé de conjuguer nos efforts aux leurs. L’association Caritas a été retenue pour être notre vecteur, de part son sérieux.

Si vous le souhaitez, vous pourrez participer à cette action de soutien à l’occasion de la messe du dimanche 21 octobre.

Caritas aide urgence Indonésie

 

PHOTO-2018-10-18-17-14-16.jpgL’hôpital de Palu, en ruines.

 

A la rencontre des MEP en Malaisie – épisode 2

Sybille de Fontenay, infirmière auprès des réfugiés birmans

“Jeune infirmière, je suis envoyée par les Missions Etrangères de Paris pour 1 an au service des réfugiés birmans. Depuis le mois d’août, je travaille donc en temps qu’infirmière dans un centre de rééducation et réadaptation situé à 50 km au nord de la capitale (PERCH 1 à Batu Arang). C’est un centre qui vient en aide aux hommes réfugiés du Myanmar et qui leur permet un accès aux soins gratuitement.

Ma principale mission ici est donc de faire les soins, et d’assurer le bon suivi médical de mes 20 patients. Mais je n’oublie pas bien sûr de leur apporter ma joie, mon sourire et ma bonne humeur !”

 

À la rencontre des MEP en Malaisie

Aujourd’hui c’est Astrid qui nous parle en quelques mots de sa mission auprès des enfants du foyer Rumah Kanak Kanak Impian

Volontaire pour 6 mois au foyer RKKI situé à Petaling Jaya, je suis éducatrice dans une maison tenue par la société Saint Vincent de Paul. Je m’occupe donc de 8 enfants au quotidien : les réveiller, les emmener à l’école, jouer avec eux, les aider pour les devoirs, leur faire respecter les règles, leur apprendre à être responsables, à grandir tout simplement ! J’ai été envoyée ici pour une mission de “grande soeur” auprès de ces enfants qui ont besoin d’affection, d’écoute et d’amour.
#lajoiedelamission

Et si on parlait un peu… argent ?

Pour faire vivre une communauté comme la nôtre, il y a la présence du Saint-Esprit bien sûr, au cœur de nos vies et de nos prières mais nous avons aussi besoin… d’argent ! Et oui, la CCF de Kuala Lumpur ne vit que par les dons qu’elle reçoit.

En ce début d’année scolaire, il nous a donc semblé utile de faire un point rapide sur les finances de la CCF afin que vous sachiez comment sont utilisés les fonds dont la CCF dispose grâce – uniquement – à vos dons.

Notre trésorerie est constamment positive sans être jamais vraiment pléthorique. Il serait impossible de lister exhaustivement toutes les activités et charges soutenues financièrement par la CCF, mais nous vous proposons de retenir les deux principales vocations de la trésorerie :

Assurer le bon fonctionnement de notre communauté et de ses activités spirituelles.

En premier lieu, la CCF prend à sa charge les dépenses relatives à notre messe mensuelle, c’est-à-dire les déplacements du Père Patrick, la participation financière versée à la communauté Kristus Aman pour l’utilisation de la chapelle ou encore la rémunération de l’organiste. De plus, la CCF soutient les différentes activités d’apostolat dont le catéchisme, la retraite paroissiale, certaines œuvres caritatives etc…

Assurer le salaire du Volontaire MEP et la prise en charge d’une partie du loyer de l’appartement MEP

À certaines périodes, la CCF dispose de l’aide d’un volontaire MEP qui apporte un soutien administratif et logistique à notre communauté. Une partie de son salaire est donc supporté par la CCF. Par ailleurs, il existe à KL un appartement qui sert de point de retrouvailles hebdomadaire et de repos pour les différents volontaires MEP présents à travers le pays. Ce lieu sert aussi de logement et de base au Père Patrick lors de ses visites malaisiennes. Si une partie conséquente du loyer est financé par les Missions Etrangères de Paris, il reste néanmoins un écart qui incombe à la CCF.

Les ressources dont dispose la CCF proviennent essentiellement des quêtes qui ont lieu lors de la messe mensuelle.  En parallèle, une collecte spécifique est organisée, une fois pas an, pour financer le salaire du volontaire MEP. La CCF ne dispose d’aucune autre source de revenus. La générosité des membres de la CCF est donc primordiale et ce bref bulletin offre l’occasion de remercier vivement tous les donateurs pour leur soutien à la « petite Eglise » que nous formons.

Le P’tit mot de l’Aumônier – Octobre 18

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Une fête ! Pour qu’elle soit réussie il me semble que nous avons besoin d’un invitant et d’invités.  Et si Dieu nous invitait à nous réjouir de l’assemblée que nous formons chaque dimanche ou dans nos groupes de partage et de vie ? Et si Dieu nous invitait à faire de nos moments de rencontre des moments de fraternité ? Et si la rencontre avec  Jésus-Christ et les disciples que nous sommes aujourd’hui pouvait être une occasion de fête ?

Notre thème de l’année et plus particulièrement de la fête paroissiale du 21 octobre prochain c’est “Viens mélanger tes couleurs”. Et ce thème m’inspire plusieurs réflexions que je vous livre :

  • Nous ne sommes pas meilleurs que les autres mais désireux d’accueillir 
  • Parfois nous avons peur de rencontrer l’autre qui est diffèrent ou que nous ne  connaissons pas, nous ne sommes pas prêts a un pas pour aller à sa rencontre 

Et les invités ?

  • Il y a ceux qui ne viendront pas car ils n’ont pas perçu que leur présence était importante ou pour qui l’office suffit
  • Il y a les convaincus, acteurs de nos assemblées et toujours prêts
  • Il y aura des timides … “nous verrons pour la Fête de l’année prochaine” disent-ils
  • Et il y a ceux que nous n’avons pas encore invité : des voisins, des personnes seules, un ami du lycée, de sport. “Viens et vois” pourrait-on lui dire.

Pour que le fête soit réussie, à l’image de notre Dieu qui est 3 en Un, nous avons à faire de ce moment un moment de relation, où anciens et nouveaux se mélangent, où ados et adultes puissent s’encourager, où ceux qui se sentent exclus de l’Église retrouvent un chemin où ils seront accueillis pour ce qu’ils sont, pour ce qu’il est. 

“Le fils de l’homme est venu : il mange et il boit et l’on dit “c’est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pêcheurs”. Mais la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu elle fait” Mt11,19.

Alors rendez-vous le dimanche 21 octobre pour la journée paroissiale !

Père Patrick

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